Harcèlement en Milieu de Travail : La Conaf Cosi-Bénin Appelle à Renforcer la Législation

La Commission Nationale des Femmes (Conaf) de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) réagit au cas d’Angela Kpeidja et demande au gouvernement béninois de renforcer l’arsenal juridique contre le harcèlement au travail. Saluant le courage de la journaliste, la Conaf appelle à une nouvelle ère de libéralisation de la parole des femmes victimes de harcèlement et exhorte le Chef de l’État à accélérer la ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail.

Le harcèlement en milieu professionnel est un sujet brûlant au Bénin, et la Commission Nationale des Femmes (Conaf) de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) se joint à la conversation. Suite au cas d’Angela Kpeidja, journaliste à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), la Conaf a tenu un point de presse à la Bourse du travail de Cotonou, où elle a salué le courage de la journaliste et a appelé à des actions concrètes contre le harcèlement en milieu de travail.

La Conaf considère l’action d’Angela Kpeidja comme un acte pionnier dans la lutte contre le harcèlement au Bénin. Pour encourager un environnement de travail sain et sécurisé pour toutes les femmes, la Conaf demande au Chef de l’État, Patrice Talon, de renforcer l’arsenal juridique du pays. Ayicha Amoussa, Présidente de la Conaf Cosi-Bénin, et son équipe encouragent particulièrement l’accélération du processus de ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT), adoptée en juin 2019 à Genève. Cette convention aborde les violences en milieu de travail, y compris le harcèlement, et sa ratification renforcerait considérablement les actions des organisations de la société civile et des commissions des femmes des centrales et confédérations syndicales du Bénin.

En plus de la ratification de la Convention 190, la Conaf Cosi-Bénin plaide pour une réflexion urge`nte sur l’impact indirect de la Loi 2017-05 du 29 Août 2017, qui fixe les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main d’œuvre et de résiliation du contrat de travail au Bénin. La Conaf souligne la nécessité d’analyser les effets néfastes de ce pouvoir exorbitant conféré aux patrons d’entreprises, en particulier en ce qui concerne les femmes travailleuses, qui sont désormais soumises à la volonté de ces derniers pour obtenir ou conserver un contrat de travail.

En conclusion, Ayicha Amoussa, au nom de la Conaf Cosi-Bénin, appelle à une prise de conscience collective, soulignant que le respect des femmes est fondamental. La Conaf continue de plaider pour un environnement de travail respectueux et égalitaire pour toutes les femmes béninoises, un environnement où le harcèlement n’a pas sa place.

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